L’effondrement global de notre civilisation est-il imminent ?

L’effondrement global de notre civilisation est-il imminent ?

LES PREMIERS SIGNES DE L’EFFONDREMENT

LE DÉRÈGLEMENT CLIMATIQUE

Notre économie est basée sur la croissance. Il est facile de comprendre qu'une croissance infinie est impossible dans un monde fini. Le pétrole a mis des milliards d'années à se former dans les entrailles de la terre et en 100 ans nous en avons déjà utilisé environ la moitié. Ainsi tous le pétrole que nous extrayons du sol, après avoir été brûlé dans les usines, cimenteries, centrales électriques, véhicules, chauffages, etc. ce transforme non pas en nuages d’encens, mais en gaz à effet de serre ce qui réchauffent le climat à une vitesse ahurissante : L’augmentation des températures mondiale par rapport à l’ère préindustrielle est en 2018 de +1,6°C. Ça peut paraître peu, mais cette moyenne cache qu’à certains endroits les températures sont beaucoup plus élevés : dans les terres : en 2019 45,9 °C en France, en 2015 74 °C à Téhéran,  et au pôle nord où il a fait en 2018 +30 °C au dessus de la normal ! Tout le monde a pu remarquer les étés caniculaires qui s’en suivent, c’est le signe le plus visible que les limites du climat sont déjà dépassées. Mais personne semble se soucier qu’avant la fin du siècle avec une évaluation de +6°C à +7 C degré en moyenne mondiale, la température il fera encore beaucoup chaud plus sur les continents, et qu'il va être très compliqué de vivre sur terre.

LA SIXIÈME EXTINCTION DES ESPÈCES

Plus de la moitié des gens vivant en ville, ils remarquent moins facilement que près de 80% des insectes volants ont disparu en moins de 20 ans. Par contre quand les abeilles qui pollinisent les ¾ des plantes, auront disparues, nous allons tous le remarquer, parce que nous n’aurons plus grand chose à manger.

LA FIN DU PÉTROLE

Notre civilisation depuis un siècle a basé son développement sur l'utilisation du pétrole et ses dérivés : essence, vêtement, engrais, plastique, etc. Mais le pétrole dont nous sommes maintenant dépendants n’est pas inépuisable. La production pétrolière a dépassé son pic et va commencer à décroître. Or il n'y a pas de substitut rapide au pétrole pour les transports, pour l'aviation…  Nous avons épuisé les champs pétrolifères faciles d’accès. Ce qui reste coûte cher en argent et en énergie pour être extrait. Nous sommes arrivés à un plateau en forme de tôle ondulée : Si le pétrole n’est pas assez cher, les compagnies pétrolières ne peuvent pas l’extraire, s’il est trop cher, tout augmente, l’économie ralentie et les gens n’ont pas assez d’argent pour vivre et les gilets jaunes sortent dans la rue…

Le pétrole facile à extraire et bon marché touche à sa fin. Mais pas notre dépendance à ce produit et comme avec toutes les dépendances qui s’arrête elle provoque des crises de manque. Qui peuvent se traduire par un effondrement de notre économie, des famines, des guerres civiles, des conflits armés, l’instauration de dictatures, etc.


POURQUOI NOUS NE POUVONS PAS LAISSER S'EFFONDRER NOTRE CIVILISATION

Bien sûr égoïstement pour ne pas souffrir et vivre un scénario à la "Mad Max"ou "La route".
Mais c'est surtout notre responsabilité morale qui est engagée, pour nos enfants et leurs descendants.

Car la réalité peut être pire que la fiction :

La vie serait rendue impossible sur terre pour des millions d'années.

En effet, si tout s'effondre qui va entretenir les centrales nucléaires ?
Sans stabilité, sans transition maîtrisée, sans infrastructures, sans école d'ingénieur, il sera impossible de gérer les 400 réacteurs nucléaires implantés de par le monde.
On ne peut arrêter une centrale nucléaire instantanément, il faut des années pour refroidir le combustible, sinon il explose et 400 réacteurs qui explosent : là, c'est vraiment la fin du monde !

Je vous conseille les livres et les conférences d'un des rare scientifique, qui soulève ce problème : Vincent Mignerot

Adapter les centrales nucléaires au changement climatique

Suite aux canicules de 2003 et 2006 EDF  a mis en place un plan « Grands chauds », dans la perspective d’une multiplication d’événements extrêmes. Mais EDF tout comme les modèles climatiques scientifiques ne prennent pas en compte une brusque élévation du niveau des mers, comme il est déjà arrivé dans le passé dans atlantique nord, ni les super-ouragans qui l’accompagne, avec des vents à plus de 500 Km/h, suite à la fonte des glaces qui ont perturbées les courants océaniques. Cette une hypothèse émise par James E. Hansen est à envisager sérieusement.

Si l'on rajoute que nous ne puissions pas, "adapter les centrales nucléaires" aux conséquences de l'effondrement global, parce que les conditions pour assurer leur maintenance serait impossible à réunir, le plus raisonnable est de : LES FERMER D'URGENCE

 

Les limites à la croissance

«…Entre aujourd'hui et 2030, vous verrez plus de changements qu'il n'y en a eu depuis un siècle, dans les domaines de la politique, de l'environnement, de l'économie, la technique.
Et ces changements ne se feront pas de manière pacifique. »

Dennis Meadows.

Lire l'interview sur lemonde.fr

Qui est Dennis Meadows ?


Il est le co-auteur du rapport "The Limits to Growth". (Les limites de la croissance.)

"En 1972, les modélisateurs du MIT menés par Donella et Dennis Meadows publiaient leur rapport The Limits to Growth qui exposait les conclusions du modèle World3. Ce modèle non linéaire de 150 équations quantifie les principales boucles de rétroaction à l’œuvre dans le système terre (démographie, ressources, industrie, emploi, services, pollution, agriculture, usage des sols…) pour analyser les conséquences d’un mode de développement fondé sur la croissance.

Leur conclusion est sans appel : même en supposant un niveau irréaliste de progrès des technologies vertes sobres et économes (très loin des progrès effectifs), la recherche d’une croissance économique exponentielle ne pouvait conduire qu’à un dépassement des limites matérielles, suivi d’un effondrement.

effondrement causé par l’érosion des sols, les impasses de l’agriculture productiviste et les conséquences de la pollution : le réchauffement du climat.

Les mirages rassurants des nouvelles technologies et l’emploi d’oxymores telles que “croissance verte” ou “développement durable” nous détourne de la réalité :

Il n’y a d’espoir que dans une diminution importante et rapide de notre consommation matérielle et énergétique. Et d'une réduction des inégalités, pour permettre à chacun de faire sa transition."

Adrastia.org

 

Le rapport Meadows est-il fiable ?

Si l'on compare les prévisions du rapport avec la réalité observée, il n'y a que peu de différences, expliquées par un décalage produit par l’apparition éphémère sur le marché de certains pétroles non-conventionnels et des crises économiques comme celle de 2008. Mais si l'effondrement sera peut être, retardé par ses causes, il en sera d’autant plus brutal :

" Le Club de Rome, encore plus fort que le GIEC et Total réunis ?

Sans fournir la preuve absolue que l’effondrement « prédit » par l’équipe Meadows se réalisera au cours du 21è siècle, cette confrontation des simulations à ce qui s’est vraiment passé depuis la publication du travail de Meadows est à tout le moins troublante. Sur les aspects « énergie-climat », elle est même très troublante, parce que les hypothèses de Meadows et les caractéristiques des stocks de combustibles fossiles ou des émissions de gaz à effet de serre sont vraiment très proches :

La confrontation des simulations de 1972 avec ce qui s’est vraiment passé sur les 30 ans qui ont suivi semble donc indiquer que ce travail avait une valeur prédictive « indicative » bien supérieure à celle des modèles purement économiques. En particulier, depuis quelques décennies ce ne sont pas les ressources non renouvelables qui ont augmenté, mais simplement leur connaissance et l’aptitude à les mobiliser que nous en avons, et ce ne sont pas plus les limites du monde qui auraient reculé, nous permettant de polluer sans retenue, mais juste le fait que nous ne les avons pas encore atteintes.

Le taux de croissance de la consommation de ressources naturelles s’est un peu ralenti – par rapport à la simulation « baseline » – à cause des chocs pétroliers de 1974 et 1991, et plus récemment de 2008, ce qui diffère un peu les échéances, mais ne change pas la nature du problème : dans le cas des réserves fossiles, par exemple, le fait de passer de 3 à 1,8% de taux de croissance de la consommation ne diffère la date du pic que de 15 à 20 ans environ."
Jean-Marc Jancovici
Lire l'article : Le rapport Meadows.

"Cependant, l’effondrement n’est pas évité mais seulement retardé d’une ou deux décennies, et lorsqu’il survient la vitesse de déclin est encore plus grande. (...) Par la suite, la diminution des ressources non renouvelables continue rapidement, et atteint un niveau tellement bas que le système industriel ne peut plus être soutenu et la production s’effondre vers 2030. En conséquence, la population croît un peu haut que ce que ne le prévoit le modèle, mais chute à partir d’environ 2035 à une vitesse plus rapide et jusqu’à un niveau inférieur. (...)Par conséquent, en plus des comparaisons de données faites sur les résultats modélisés, ces informations sur les ressources pétrolières corroborent un facteur clé de la dynamique du scénario. En d’autres termes, en plus du fait que les résultats du modèle correspondent aux données disponibles, le mécanisme clé qui conduit à l’effondrement dans le scénario est aussi observé dans les données du monde réel."
Loïc Steffan
Lire l'article : L’effondrement global est-il imminent ?

Pour finir, voilà un extrait d'un article passionnant, sur le site de l'Institut des actuaires.
(L’actuaire est un haut technicien de l’assurance. Il réalise des études économiques, financières et statistiques pour mettre au point des contrats. Il évalue les risques, les coûts et la rentabilité. Il fixe les tarifs et suit les résultats d'exploitation.) :

" En 2000, Matthew Simmons, à la tête de l’une des plus importantes banques d’investissement pétrolier, a écrit un article intitulé « Could the Club of Rome have been correct, after all? », qui a fait grand bruit : il y accréditait les conclusions de World 3, notamment sur les conséquences de la pollution. En 2008 puis en 2012, le physicien australien Graham Turner s’est également penché sur les courbes de l’équipe de Meadows en les comparant avec des données historiques mises à jour. Résultat : sur la douzaine de scénarios proposés par le rapport en 1972, la comparaison « ne correspond fortement qu’au seul scénario business-as-usual, qui produit un effondrement de l’économie mondiale et de l’environnement ». Et Graham Turner de conclure que nous avons gaspillé les dernières décennies et que « se préparer à un effondrement mondial pourrait être encore plus important que de chercher à l’éviter ».

Pour Jean-Marc Jancovici, fondateur du cabinet de conseil Carbone 4 et auteur d’un site de référence sur les questions d’énergie et de climat, « l’asymétrie de moyens entre compter ce que Jean-Baptiste Say a dit de compter et compter le monde physique dont on dépend est absolument massive3 ». Gaël Giraud, chef économiste à l’Agence française de développement (AFD), fait le même constat : le discours des économistes « fait tomber de leur chaise les physiciens, pose-t-il dans une interview sur Présages, un site de podcast spécialisé sur l’effondrement. Et l’une des raisons pour lesquelles nous arrivons à raconter autant de bêtises, nous les économistes, c’est que nous avons des modèles qui n’ont pas grand-chose à voir avec le monde réel, dans lesquels il n’y a pas d’énergie, pas de matière, il n’y a que des dollars, ou des unités monétaires, qui permettent de mesurer à la fois du capital et du travail ».

Principaux « oublis » de l’économie orthodoxe selon Christophe Goupil ? Premièrement : le rôle central de l’énergie, alors que les courbes mondiales de l’augmentation du PIB et de la consommation d’énergie primaire suivent deux trajectoires quasiment superposées. Deuxièmement : les deux lois de la thermodynamique4, que « tous les modèles néoclassiques violent allègrement », souligne Gaël Giraud dans le même podcast. 

Pour dépasser ces antagonismes et faire évoluer une économie pensée hors sol et hors temps, l’AFD, le Lied et l’Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL) mettent actuellement au point un nouveau programme qui combine macro-économie, thermodynamique et climat : « Il s’agit de coupler des modèles macroéconomiques standards à un monde physique soumis aux limites des ressources et du recyclage, explique Christophe Goupil. Ce modèle écophysique introduit naturellement la question du temps, puisqu’à la longue les ressources naturelles diminuent. Le modèle prend donc bien en compte le principe d’entropie physique. » La dynamique des échanges tient en particulier compte du rôle central des dettes privées et s’inspire d’un article (« Coping with Collapse ») de Gaël Giraud, récemment paru dans le journal Ecological Economics5. Cette modélisation intéressa-t-elle les actuaires ? « Aujourd’hui, le risque d’effondrement n’est pas un sujet, indique l’un d’entre eux, qui souhaite garder l’anonymat. Nous travaillons sur des perspectives nettement plus court-termistes. Et comme un effondrement toucherait tout le monde par définition, personne ne sent individuellement responsable. Ce n’est pas très glorieux. »

Si jusqu’à ce jour la majorité des économistes est donc passée à côté du débat, les scientifiques alertant sur le risque d’effondrement font face à un argument majeur d’un tout autre ordre : l’inventivité de l’espèce humaine. Ne sommes-nous pas en route vers le transhumanisme ? L’intelligence artificielle n’est-elle pas la preuve qu’une nouvelle ère s’annonce ? Bref, l’innovation sauvera le monde et l’humanité s’en sortira… parce qu’elle s’en est toujours sortie. La confiance dans le potentiel salvateur des technologies est telle chez les progressistes que, là encore, le débat tombe bien souvent dans la caricature. Ainsi, le statisticien Bjorn Lomborg et le mathématicien Olivier Rubin suggèrent tout bonnement de jeter The Limits to Growth dans « la poubelle de l’histoire ». Mais ces critiques semblent ignorer un point essentiel : « En 2004, l’équipe de Meadows a également produit un scénario baptisé Super Techno, où les avancées technologiques sont prises en compte et même de façon assez optimiste, indique Emmanuel Prados. Dans ce cas, l’effondrement n’est pas évité, mais seulement retardé d’une ou deux décennies. Car les progressistes surévaluent la possibilité de substitution des ressources naturelles par la technologie et sous-évaluent les effets systémiques et les effets rebonds. » Les optimistes ne seraient-ils que des pessimistes en manque (ou en déni) d’informations ?"

QUAND AURA LIEU L'EFFONDREMENT GLOBAL  ?

"Malheureusement, la correspondance des tendances des données (...) indique que les premiers stades de l’effondrement pourraient survenir d’ici une décennie, ou pourraient même être déjà en cours. Cela suggère, dans une perspective rationnelle basée sur le risque probable, que nous avons gaspillé les dernières décennies, et que se préparer à un effondrement mondial pourrait être encore plus important que de chercher à éviter l’effondrement."

Pour analyse plus complète, déjà cité : Loïc Steffan
Lire l'article : L’effondrement global est-il imminent ?


L'effondrement est-il vraiment certain ?

"Si l’être humain est capable du pire, il est certainement aussi capable du meilleur. Alors que les théories prédisant l’effondrement du monde actuel ne cessent de gagner en popularité, une question se pose: n’est-ce pas justement au pied du mur que l’homme va enfin prendre en main son destin?"
Lire l'article du huffingtonpost.fr


Comment préparer sa commune à l’effondrement ?

La question de l’effondrement préoccupe de plus en plus. Mais, comment se préparer à une catastrophe écologique, naturelle ou économique qui se traduirait par l’écroulement de la civilisation et l’incapacité de continuer à vivre comme avant ? La collapsologie, pour l’étude de l’effondrement à venir, se propose d’y répondre. Le collapsologue et ancien policier Alexandre Boisson a fondé l’association SOS Maires pour aider les communes à anticiper ces risques. Il l’explique dans son livre Face à l’effondrement, si j’étais maire ? (éditions Yves Michel). Il a co-écrit cet ouvrage avec André-Jacques Holbeq pour convaincre les villes et villages de devenir résilients, c’est-à-dire capables de faire face à un évènement imprévu et gagner en autonomie.Le collapsologue

Pourquoi avoir écrit le livre « Face à l’effondrement, si j’étais maire ? » ?

La société civile ne conçoit pas encore ce que l’effondrement implique. Je crains la panique des foules face à la catastrophe. Ce livre donne accès à des informations stratégiques afin de permettre à la population d’anticiper les crises et donc de savoir comment bien réagir.
Lire l'article sur goodplanet.info


Autres liens utiles sur l'effondrement

Pablo Servigne auteur du livre "Comment tout peut s'effondrer", a développe le concept de collapsologie.
Livres et conférence passionnante où l'aspect psychologique de la fin de notre civilisation est abordée :

Dans la même lignée, prenez contact avec un des groupe local de Adrastia

Qui a pour objectif d’anticiper et préparer le déclin de la civilisation thermo-industrielle de façon honnête, responsable et digne.

50 ans de déni médiatique et politique :

Documentaire sur le rapport Meadows .

L’histoire des scientifiques qui pendant 40 ans, ont tenté inlassablement de faire prendre conscience aux politiques que notre mode de vie détruit la biosphère, le climat, la paix, et que tout va s’arrêter brusquement…

Espérons que que la conscience s’éveille dans les peuples :

"Il ne sert à rien de dramatiser et de perdre le moral.
Nous savions déjà que nous sommes mortels.
Maintenant nous en sommes sûr..."

La nature peut-elle résister à l'homme ?

ENCENS TRADITIONNEL DES ALPES

PUR, NATUREL & MÉDICINAL
Issu de résine sauvage, récoltée à la main dans les Alpes
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